SUD Education Solidaires SUD Education 94
Membre de l'union académique SUD éducation, de la fédération SUD éducation et de l'union syndicale Solidaires

1er degré | 2nd degré | Agents | Contractuels enseignants | Interprofessionnel | Les luttes | Les représentant-e-s | Stagiaires | Moyens des établissements | Education prioritaire |

Agenda


lundi 25 septembre
Assemblée Générale de rentrée

ATTEE - ETAT DES LIEUX
Article publié le 21 septembre 2016

Avec le départ de M. HUCHON, président du conseil régional, nous pouvons considérer que les services du Val de Marne sont devenus les plus durs de l’académie de Créteil quand il s’agit de traiter les problèmes RH des agents d’EPLE :

ATTEE – état des lieux !


 
La DRH/D.E.C du conseil départemental,

toujours aux petits soins pour les petits chefs !

 

Avec le départ de M. HUCHON, président du conseil régional, nous pouvons considérer que les services du Val de Marne sont devenus les plus durs de l’académie de Créteil quand il s’agit de traiter les problèmes RH des agents d’EPLE :

-      refus d’écoute ;

-      sanction régulière ;

-      ton inapproprié pour s’adresser aux agents ;

-      infantilisation ;

-      intimidation et menaces ;

-      etc.

 

FAIRE VALOIR SES DROITS DEVIENT UNE FAUTE PROFESSIONNELLE POUR LE DEPARTEMENT !

 Pour comparer avec les CD77 et 93, un agent qui écrit à sa hiérarchie pour se plaindre des méthodes de sa hiérarchie fonctionnelle sera écouté et, la plupart du temps, ses ennuis cesseront ou s’atténueront.

Rien de cela au CD94.

Au contraire !

 Un agent qui se plaint de sa hiérarchie sera convoqué, menacé, voire sanctionné.

 Cette brutalité de la hiérarchie représentant l’employeur donne une très mauvaise image du conseil départemental auprès d’un grand nombre d’agents et leur fait perdre toute confiance dans ce dernier.

A ce mépris de type « ressources humaines » s’ajoute le non remplacement des personnels absents, ce qui créé une surcharge de travail, car ce sont les agents qui se substituent à leur employeur pour assurer la continuité du service, au risque d’y laisser leur santé tant physique que psychologique, contrairement à ce que prévoit le code du travail (transposé dans la fonction publique - art. L4121-1).

Ces manques de considération cumulés démotivent les personnels.

 Quelques exemples des méthodes des
services de la D.E.C et de la D.R.H :

 Il faut toujours rappeler le cas de cette agente qui avait été sanctionnée sur la seule parole de l’intendante, malgré le témoignage de 2 collègues plus le sien, d’un autre agent qui avait subi les foudres de son chef d’établissement et de la DRH parce qu’il avait osé écrire que celui-ci le maltraitait. Cette sanction étant intervenue sur un secteur dont la responsable de groupement s’illustrait à plusieurs reprises en intervenant contre les agent-e-s.

 Ou encore le soutien inconditionnel de la D.E.C à un intendant que le tribunal administratif de Melun a considéré comme « peu respectueux des agents » et qui aurait pu faire l'objet de poursuites pour harcèlement moral par au moins deux agent-e-s.

 Collège Simone DE BEAUVOIR, Créteil :

 Le conseil départemental du Val de Marne a sanctionné une agente de 3 jours de mise à pied pour avoir « refusé d’obéir aux ordres de ses supérieures hiérarchiques ».

Or, il s’avère que ces fameuses supérieures hiérarchiques ne le sont en aucun cas, puisqu’il s’agit de personnels administratifs d’intendance et de secrétariat. Le chef d’établissement, au mépris le plus total du code de l’éducation, a décidé de les nommer « gestionnaires » par intérim.

Contacté à cet effet, le rectorat n’a pas confirmé la position de la hiérarchie du collège.

Pour le CD il semble acquis que n’importe qui se situe en position hiérarchique des agents. (le même constat est fait pour les Lycées de la Région Ile de France)

Collège DORVAL, Orly :

 La D.E.C, par l’intermédiaire de son directeur adjoint, considère qu’un agent a commis plusieurs fautes très graves et des refus d’obéissance pour avoir :

 1 – déplacé deux perceuses de l’atelier technologie à l’atelier factotum, avec l’accord des enseignants (voir chapitre sur la liberté pédagogique)

2 – d’avoir fourni un nouveau passe général à un surveillant (qui avait l’ancien) pour qu’il puisse laisser entrer les élèves dans le collège

3 – de ne pas se souvenir ce qu’il était advenu d’une serrure démontée et qui était devenue inutile. Le principal prétendant qu’il avait mis en danger la sécurité du collège.

 
REPROCHES FAIT À NOTRE COLLÈGUE

PAR LA D.E.C :

 1 – INTERDICTION DE DÉFENDRE SES DROITS : que ce dernier n'a pas à solliciter les enseignants et la communauté éducative sur ses missions ou sur les difficultés qu'il rencontrerait.

 2 – INTERDICTION DU DROIT DE PÉTITION : Il est rappelé qu'il est inadmissible que M. X interpelle les professeurs afin de leur demander un appui contre la direction du collège, tout comme menacer la direction (nous ne voyons pas de quelle menace il s'agit) et de faire signer une pétition aux professeurs.

 3 – NON RECONNAISSANCE DE MEMBRE DE LA COMMUNAUTÉ ÉDUCATIVE :

il est également demandé à M. X de cesser d'interpeller la communauté éducative.

Il est utile de rappeler que les ATTEE font partie de la communauté éducative : (article L913-1 du code de l'éducation, art. 2 du décret du 30/11/1983, loi du 13 août 2004)

 Collège PASTEUR, Villejuif :

 Sanction disciplinaire d’un agent pour ne pas avoir terminé la vaisselle un jour que la machine à laver était en panne et qu’il n’y avait que deux agents présents.

Des rapports ont été demandés à 3 collègues, dont deux ne savent ni lire ni écrire, et que la troisième a obtenu une promotion suite à la rédaction de ce rapport.

Le climat est tel dans ce collège et au département que les collègues susceptibles de contredire ces rapports craignent de s'exprimer.

Depuis plusieurs années, ce collège souffre d'un absentéisme très important. Il est arrivé que tous les personnels soient en arrêt de travail.

 Collège Victor HUGO, Cachan :

 Depuis plus de 8 ans, 30 personnels ATTEE se sont plaints d’une de leur collègue, sans que celle-ci ne soit jamais inquiétée et qu’elle continue à être soutenue par son employeur.

Seule sa parole est crue contre celle des 30 autres.

Comme quoi, le conseil départemental sait être conciliant avec certains. Ce qui dénote un favoritisme certain pour ne pas dire une forme de clientélisme.

Le président du conseil général a été alerté à plusieurs reprises.

 Collège Albert Camus, Le Plessis-Trévise :

 La direction du collège a demandé aux agent-e-s un travail en hauteur. La gestionnaire de groupement, le technicien du département n'ont rien trouvé à redire. SUD a immédiatement alerté l'inspecteur santé et sécurité au travail du Rectorat. Ce dernier a rappelé les règles, contraires à la demande de la direction.

Cette affaire illustre bien que les agent-e-s des collèges ne peuvent pas compter sur leur hiérarchie pour défendre leurs droits et leur sécurité. Puisque en l'occurrence, c'est le rectorat qui est intervenu.

 D'autres collèges posent problème au département. Nous avons entendu à plusieurs reprises la cheffe de Service des Ressources Humaines Pôle Education Culture dire :

- les personnels de direction sont trop conciliants avec les agent-e-s ;

- avant, pour être sanctionné à l'éducation nationale, il fallait avoir tué quelqu'un. Maintenant, ça va changer.

- employer un ton méprisant et rabaissant en s'adressant aux agents…

Nous avons entendu très souvent le directeur adjoint de la D.E.C hurler, menacer, parler sur un ton méprisant aux agents. Nous avons alerté le président du conseil départemental de très nombreuses fois à ce sujet. Cette personne n'a pas modifié son attitude.

 Les responsables de groupement :

- on peut regretter le départ de deux responsables de groupement qui respectaient les agent-e-s pour d'autres services,

- une autre qui posait de réels problèmes a pris sa retraite.

 Parmi ces personnes, nous pouvons remarquer que certaines montrent très peu de considération pour les agent-e-s.

 Ainsi, il a été demandé à des personnes sur poste fixe de remplacer des absent-e-s dans d'autres collèges au mépris du cadre d’emploi garanti aux agents des EPLE.

FIN DES CONTRATS DE 12 MOIS

 Comme cela ne suffisait pas, le conseil départemental a mis fin aux contrats de 12 mois pour des contrats de 10 mois. Ce qui signifie pour les contractuel-le-s 2 mois de chômage, une incertitude encore plus grande et plus de précarité.

Pour les personnels titulaires, moins de temps de présence des contractuel-le-s : 35 heures semaine et moins de personnels durant les grandes permanences.

Cette mesure, prise contre l'intérêt des personnels, leur qualité de vie et leur santé, serait justifié par des mesures budgétaires.

Quand on connaît la gestion hasardeuse en matière de marché publics, par exemple, du conseil départemental, nous pensons que des économies pourraient être réalisées ailleurs.