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Aubervilliers : non remplacement dans les écoles, ça suffit !
Article publié le 4 février 2016

Communiqué de presse de l’intersyndicale d’Aubervilliers : Snuipp-FSU, CGT Educ’action, SUD Education - Le 27 janvier 2016

Les sections locales des syndicats Snuipp-FSU, CGT Educ’Action et SUD Education s’associent à l’initiative des parents d’élèves, représentés par la FCPE pour dénoncer les conditions d’apprentissage des élèves d’Aubervilliers.

Depuis plusieurs années, nous subissons les conséquences de la suppression de milliers de postes qui ont eu lieu sous le précédent gouvernement. Aujourd’hui encore, la priorité annoncée au 1er degré, n’est pas effective et les postes alloués ne compensent pas les postes perdus lors de la précédente mandature alors que la démographie ne cesse d’augmenter et que les programmes immobiliers se multiplient en particulier sur notre ville. Il manque des dizaines d’enseignant-es titulaires devant les classes, des dizaines de postes pour venir en aide aux élèves en difficulté (RASED (190 postes supprimés dans le 93), médecins scolaires…).Alors qu’Aubervilliers fait partie des villes prioritaires parmi les prioritaires du département et que la totalité des écoles de la ville sont classées en éducation prioritaire soit en REP soit en REP+, les moyens promis sont attribués au compte-goutte.

Pour rappel, entre 2007 et 2012, 2541 postes de ZIL (remplaçant-es) ont été supprimés. Et cette année encore, depuis le mois de septembre, des centaines de journées ont été perdues pour nos élèves, faute de remplaçant-es. Même les absences prévues de longues dates ne sont pas remplacées : congés maternité, congés formation, examens médicaux…

Pour seuls exemples, 120 demi-journées non remplacées à l’école Mathiez, 112 à l’école Delbo, plus de 100 à l’école Dolto… Cette situation n’est plus tenable. Les élèves n’ont pas classe, sont répartis dans d’autres classes surchargées. Les classes sont désorganisées, les enseignant-es ne peuvent pas travailler, les élèves ne peuvent pas apprendre !

La colère des équipes ne fait que grandir. Hier, plus de 50 % des collègues étaient en grève sur la ville. Nous ne nous arrêterons pas là pour défendre nos conditions de travail et les conditions d’apprentissage de nos élèves.

Nous demandons, pour Aubervilliers comme pour le reste du département de la Seine Saint Denis, un réel plan de recrutement de personnels titulaires et formés.

L’Etat doit donner les moyens pour que l’école publique permette à tous les enfants de réussir leur scolarité.

Pas d’Etat d’urgence, mais un plan d’urgence pour le 93 !