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Carte scolaire 94 : la mobilisation continue
Article publié le 25 mars 2016

Après plusieurs actions fortes dans le 94 pour revendiquer les ouvertures de classe nécessaires dans le département, des avancées ont été obtenues. Cela reste cependant insuffisant et la mobilisation continue.

Face à la mobilisation des parents et des enseignant-es (occupations d’écoles, grèves, rassemblement de près de 500 personnes devant le CDEN) l’administration est ébranlée : CDEN repoussé deux fois, groupe de travail convoqué d’urgence, délégation reçue au forceps au ministère le 23 mars. Un premier pas est franchi avec l’annulation de 11 fermetures de classe et 3 ouvertures supplémentaires.

Néanmoins ces ajustements ont été abondé en amputant de moitié les 30 postes de remplaçant-es créés en urgence pour subvenir aux besoins du département.

Cette situation est intolérable.

Une fois de plus on déshabille l’un-e pour habiller l’autre. Nous exigeons que l’enveloppe budgétaire du département soit augmentée : pour dotation exceptionnelle du ministère.

C’est par le bruit, la grève et la mobilisation que nous les ferons reculer jusqu’à satisfaction.

Retour sur la journée du 23 mars au ministère


Mercredi 23 mars, les enseignant-es et parents du 94 étaient devant le ministère de l’éducation nationale pour dire non aux fermetures de classes et demander une dotation exceptionnelle pour le département, qui subit une carte scolaire dramatique.

A 15 heures, le car de Champigny arrive devant le ministère et retrouve des collègues et parents de Vitry. La porte du ministère est ouverte, mais se ferme vite devant l’attroupement. Les drapeaux Sud éducation se déploient, avec les banderoles des parents d’élèves.

Très vite, les CRS arrivent en courant, équipés en robocop, gaz en main. Sèchement, nous devons libérer la rue pour les automobilistes. En fait, ils n’ont pas dû lire la presse qui annonçait le rassemblement, ni lire le courrier du sénateur du Val de Marne qui demandait une audience officielle à la ministre. Une petite bousculade nous fait retourner sur le trottoir, cerné-es par une armée d’hommes en noir, pas très joviaux. La deuxième partie des manifestant-es se trouve métro Solférino, empêchée de nous rejoindre. Finalement, le groupe parvient jusqu’à nous, encadré par un cordon noir, et nous sommes environ 300, parents, enseignant-es, animateurs-trices, élu-es, enfants, devant la porte du ministère, à hurler « non aux fermetures ». Les flics interdisent à quiconque de bouger du trottoir. Refus de la ministre de recevoir les manifestant-es, il faut se retourner vers la DASEN et la rectrice (ça fait déjà 4 fois que des délégations sont reçues, sans succès !). Finalement, il est possible à une délégation de 4 personnes de rencontrer deux fonctionnaires du ministère. C’est ça, le dialogue social : toutes les organisations présentes lors de ce rassemblement ne pourront pas se faire entendre ! De qui se moque-t-on ?

De plus, la délégation ne sera reçue que si nous libérons la rue devant le ministère… Barrez-vous, les gueux-ses, cessez de brailler sous nos fenêtres et regroupez-vous loin de nos oreilles et nos yeux ! Force doit rester à l’ordre républicain : ce n’est pas la rue qui gouverne !

N’empêche, si les manifestant-es étaient resté-es à Solférino, nous n’aurions pas été reçu-es. Le fait d’être sous les fenêtres de la cheffe les a forcé à réagir… Gentiment, nous évacuons la rue et nous retrouvons station Solférino. Une heure plus tard, la délégation revient et annonce que tout n’est pas fermé, mais que rien ne se décide comme cela…

Bref, un bel après-midi de ce que ce gouvernement nomme la « concertation » ; juste de la communication… Le combat est loin d’être fini, les écoles, les parents ne lâcheront pas et lutteront jusqu’à l’obtention des moyens nécessaires au fonctionnement des écoles du 94.