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Collège Courbet de Pierrefitte : mépris des personnels, mensonges de l’institution : ça suffit !
Article publié le 9 février 2016

Communiqué des personnels du collège Gustave Courbet de Pierrefitte

Après trois mois d’attente, la DSDEN a enfin daigné recevoir une délégation du collège G. Courbet. Il aura fallu pour cela deux jours de débrayage et de grève, quelques mots pour nous congédier sur le trottoir à côté de la voiture balai en début de semaine.

Les personnels demandaient cette audience depuis début novembre en raison de nombreux problèmes avec la direction du collège auxquels s’est ajoutée depuis une absence totale d’écoute des équipes concernant la mise en œuvre de la réforme du collège et le manque de moyens prévus par la DHG. Pourtant, aux dires de la DSDEN, nos courriers ne leur seraient pas parvenus ou auraient été égarés.

Si les personnels, majoritairement en grève le mardi précédent faute de réponse de la DSDEN, était plus de 20 à venir demander à être reçus à la DSDEN, seul-e-s 6 ont pu être écoutés lors de l’audience. Nous avions demandé au DASEN adjoint de venir dans notre établissement mais cette invitation a été perçue comme un ordre. Le fait de nous imposer de venir à Bobigny (1h de transport) un vendredi à 17h30 lui a paru beaucoup plus respectueu... pas à nous.

Au-delà des conditions matérielles de cette audience, la DSDEN a une nouvelle fois montré un mépris des personnels et des élèves des collèges du département. Aucun des éléments abordés par les équipes n’a été pris en compte par la DSDEN qui minore systématiquement les difficultés rencontrées par les personnels (les bagarres ne sont pas des faits graves, il est normal que les agents se voient interdire des formations par manque de personnels, la mise sous pression des personnels par la direction du collèges est mise sur le même plan que la lettre adressée à la DSDEN pour les « convoquer » dans notre établissement...). Aucun soutien n’est apporté aux équipes et il leur est même dénié toute expertise pédagogique (« la cheffe d’établissement est la première des pédagogues », juste après le directeur académique adjoint, et nous n’avons qu’à nous soumettre).

Aucune réponse sur nos demandes de moyens (une sixième pour pouvoir accueillir les élèves d’ULIS sans dépasser les seuils, des heures pour conserver les dispositifs, faire des groupes en sciences.). La DSDEN nous affirme que les moyens augmentent quand on prouve qu’ils ne couvrent qu’à peine la montée des effectifs. La disparition des « heures 93 » qui abondaient les DHG des collèges en éducation prioritaire est même présentée comme une mesure d’équité !