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Mobilisation à Langevin-Wallon Champigny
Article publié le 28 mai 2016

Après près d’une semaine de droit de retrait et de grèves les enseignant-e-s ont finalement voté la reprise du travail et seront attentifs à ce que leurs revendications soient satisfaites.
Nous reproduisons ci-après le courrier de soutien de SUD éducation ainsi que le communiqué des collègues de jeudi.

Nous soutenons pleinement les revendications légitimes de nos collègues du lycée Langevin Wallon en droit de retrait depuis le 17 mai.
Puisque vous ne semblez pas en mesure de les entendre nous vous les rappelons ici :

- 2 postes d’AED, un CPE supplémentaire
- ouverture d’une nouvelle division en STI2D

Ce manque de moyens humain vient confirmer la politique de saupoudrage du ministère qui ne prend pas en compte les difficultés réelles des élèves et des collègues sur le terrain.
Plus que jamais nous revendiquons une réelle éducation prioritaire de la maternelle au lycée.

Communiqué de presse des enseignants du lycée Langevin Wallon

Ce matin, jeudi 26 mai, les enseignants du lycée Langevin Wallon, en droit de retrait depuis le 17 mai, ont collectivement décidé de ne pas reprendre le travail. Reçus au Rectorat hier soir avec des parents d’élèves et l’adjointe au maire en charge de l’éducation à Champigny, ils font le constat qu’ils sont confrontés à une situation incompréhensible. D’un côté, le Rectorat ne conteste plus le bien fondé de leur droit de retrait, reconnaissant la gravité de la situation à laquelle sont confrontés les élèves comme les personnels. De l’autre, aucune proposition significative n’a été faite aux personnels et à la communauté éducative pour lutter contre les problèmes de violence subis au quotidien depuis des mois, et que les affrontements devant le lycée le 10 et le 13 mai dernier ont permis de mettre en lumière. A titre d’exemple, le renforcement indispensable de l’équipe de vie scolaire (surveillants et conseillers d’éducation) demandé par l’équipe éducative se traduira uniquement, à la rentrée, par le maintien d’un demi poste de surveillant...qui devait être supprimé initialement ! Dans l’établissement, les informations contradictoires se multiplient, les personnels étant mis en demeure de reprendre le travail quand les familles sont, dans le même temps, averties que les cours sont toujours suspendus. Face à un Rectorat qui peine à prendre la mesure de la situation d’urgence dans laquelle se trouve le lycée et une direction visiblement dépassée, les personnels constatent qu’ils ne sont pas en mesure de reprendre leurs cours normalement et en tirent les conséquences aujourd’hui, quitte à être considérés comme grévistes.