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Moyens, réforme des collèges : les mauvais coups pleuvent. En grève le 17 septembre !
Article publié le 9 septembre 2015

Dans l’académie de Créteil comme ailleurs, le ministère continue a démanteler le service public d’éducation, au nom d’une politique d’austérité au service des capitalistes.

Lire le tract spécial Seine-Saint-Denis : http://www.sudeduccreteil.org/93-Moyens-reforme-des-colleges-les.html?var_mode=calcul

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Ce démantèlement passe d’abord par une réduction des moyens réels. Le ministère a beau jeu de communiquer sur les créations de postes pour la rentrée 2015, celles-ci ne suivent pas la hausse démographique. Pour preuve, dans le second degré, la hausse des effectifs est de 1,56% dans l’académie de Créteil pour la rentrée 2015, tandis que la hausse du nombre d’enseignants en poste est de 1,38%. Et dans le premier degré, la situation est encore pire : le nombre d’enseignants progresse de 1,8% et le nombre d’élèves de 2,25%. Par ailleurs, c’est sur ces moyens en baisse que sont prises les heures destinés à financer la réforme de l’éducation prioritaire, et en particulier la pondération en REP+.
Le démantèlement du service public passe également par une série de contre-réformes. Démantèlement du corps enseignant tout d’abord : le décret sur les nouveaux statuts des enseignant-e-s du second degré, contre lequel a voté SUD éducation, a introduit, dès cette rentrée, les indemnités pour missions particulières (IMP), qui vont induire une mise en concurrence insupportable des personnels, à l’opposé des valeurs de solidarité et de coopération que nous défendons. Démantèlement du système éducatif ensuite : après le premier degré, dont la responsabilité a été largement renvoyée aux collectivités par la réforme des rythmes, le collège. La réforme du collège instaurerait toute une série de possibilités aux établissements - ou plutôt à leurs chefs - d’adapter l’organisation des enseignements aux besoins locaux supposés. Plus de maths et moins de Français dans tel collège, l’inverse ailleurs ? Des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) de culture et langues de l’Antiquité pour les collèges bourgeois, et de découverte professionnelle pour l’éducation prioritaire ? Loin de la critique antipédagogiste et élitiste que fait la droite de cette réforme, SUD éducation la combat pour de bonnes raisons : l’égalité des enfants et adolescents face au système éducatif.

Baisse des moyens, contre-réformes : la logique est cohérente. Il s’agit bien d’améliorer l’« efficience » du service public, pour en baisser le coût.
Ce sont les personnels et les usagers qui vont payer le prix de cette politique d’austérité. Contre les mauvais coups, mobilisons-nous !

  • SUD éducation Créteil appelle à la réunion d’AG d’établissements et de villes pour faire le bilan de la rentrée et préparer des actions.
  • SUD éducation Créteil appelle à la construction d’un mouvement de grève premier et second degré contre la réforme du collège et le manque de moyen
  • SUD éducation dépose des préavis de grève pour tous les jours de l’année : les équipes du second degré comme du premier degré peuvent donc se mettre en grève le 17 septembre.

SUD éducation revendique une autre réforme du collège :

  • une réduction du nombre d’élèves par classe : 16 en éducation prioritaire, 20 en collège non classé, pour permettre l’épanouissement et l’émancipation de toutes et tous dans le cadre de pédagogies coopératives et d’un enseignement polytechnique
  • du temps de concertation pour mettre en place le suivi des classes, les projets pédagogiques interdisciplinaires et le travail d’équipe : SUD éducation propose 14 heures devant élèves et 3 heures de travail en équipe pour tous les enseignant-e-s du collège
  • des collège à effectifs réduits (400 élèves), pour un cadre d’apprentissages où la proximité remplace l’anonymat, et permet un vrai travail en équipe et un bien-être pour les élèves
  • des mesures de stabilisation des personnels, sans lesquels le travail en équipe n’est pas possible, à commencer par la titularisation sans condition de tous les personnels précaires
  • une organisation du travail qui permette à tous les personnels de s’investir sans pression hiérarchique, dans le sens de l’autogestion des équipes et non de l’autonomie des établissements.