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Sélection à l’université, baisse des postes aux concours, réforme vers un bac à la carte : vous en voulez encore ?
Article publié le 11 décembre 2017

Le Plan étudiant du gouvernement introduit purement et simplement la sélection à l’entrée à l’université. Individualiser les parcours c’est établir une concurrence entre les élèves et donc accentuer encore la sélection sociale et les inégalités. Il s’articule aux annonces faites par Blanquer au sujet du Bac.

D’une part, le contrôle terminal serait réduit à quatre disciplines. Cela créerait des bacs « territoriaux », et donnerait donc une valeur différente aux bacs de centre-ville et aux bacs estampillés « ZEP ». D’autre part, le Bac ne serait plus la conclusion des études secondaires, et ainsi le premier niveau de qualification ouvrant à des droits dans le monde du travail, mais il serait la porte d’entrée vers la sélection dans le supérieur. Un bac modulaire qui ouvrirait les portes de telle ou telle filière en fonction des modules validés.

Le conseil en orientation est un métier et nécessite des qualifications. Pourtant aujourd’hui cette mission est de plus en plus reléguée aux enseignant‑es : le projet prévoit pour cela un-e second-e professeur-e principal-e dans chaque classe de Terminale. Une partie du travail d’orientation et même de sélection reviendrait aux enseignant-es des lycées : accompagnement des élèves dans le choix des filières, avis lors des conseils de classe devenant des conseils d’orientation de fait décisionnels, etc. Outre la surcharge de travail, le rôle des enseignant-es n’est pas de se transformer en auxiliaire de la sélection sociale.

Les conséquences de cette réforme vont être une accentuation du processus de tri social et l’exclusion des classes populaires de l’enseignement supérieur. SUD éducation appelle les personnels à se réunir afin de discuter des modalités d’actions contre ce Plan étudiant qui constitue un recul sans précédents du droit aux études supérieures.

Suppression massive de postes

Le gouvernement supprime 2580 postes aux concours du second degré, soit -20% en moyenne. Cette baisse drastique, jointe à la multiplication des missions, augmentera la charge de travail des enseignant-e-s et le nombre de collègues contractuel-le-s. Cette baisse s’inscrit de plus dans un contexte de hausse attendue du nombre d’élèves à la rentrée 2018... SUD éducation exige l’ouverture d’un nombre de postes aux concours permettant de subvenir aux besoins de l’enseignement public.