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Appel de l’assemblée générale du collège Travail à Bagnolet (93)

jeudi 22 novembre 2007

Rejoignez-nous
dans la grève reconductible !

Nous sommes 52% des enseignants du collège Travail-Langevin de Bagnolet (93) a être en grève reconductible.

En effet, suite au succès de la grève et des manifestations du 20 et de
l’appel de l’assemblée générale Ile de France, nous avons poursuivi le
mouvement de grève de mardi.
Conscients qu’une seule journée ne suffira pas à faire reculer le
gouvernement, nous devons nous saisir du contexte de luttes actuel :
reconductible chez les cheminots, blocages chez les étudiants,
mécontentement dans de nombreux secteurs : ANPE, Poste, lycéens…
Nous lançons un appel à nous rejoindre au plus vite pour amplifier le
mouvement général de refus de la politique gouvernementale y compris
dans les services publics et dans l’éducation nationale.

Tous ensemble c’est possible de gagner !

La mobilisation en cours concerne tous les travailleurs et les jeunes.
La victoire de Sarkozy contre les régimes spéciaux ouvrirait la porte à
un allongement de la durée de cotisations pour tous les salariés et lui
permettrait d’être en position de force pour affronter tout autre
conflit social ultérieur. De la même façon, la défaite des étudiants
serait celle d’une catégorie particulièrement combative, qui a réussi à
infliger une défaite partielle à un gouvernement en imposant le retrait
du CPE au printemps 2006.

Nous pouvons faire reculer le pouvoir, mais ce ne peut être que tous
ensemble et par l’arme de la grève. C’est pourquoi nous nous prononçons
pour la construction de la grève reconductible au niveau de l’éducation
comme au niveau interprofessionnel.
Ce qui suppose :
La mise en place de dispositif démocratique pour que les travailleurs
et les étudiants contrôlent eux-mêmes leur mouvement (AG, comités de
grève, coordinations, à l’image de la coordination nationale universitaire)
De multiplier les rencontres interprofessionnelles, notamment en
envoyant des délégations dans les AG des uns des autres, en proposant
des AG interprofessionnelles partout où c’est possible et en menant des
actions communes.

L’AG se prononce pour :

- Défense des services publics, rétablissement des 33 000 postes de
fonctionnaires déjà supprimés, annulation des 23 000 prévus à ce budget
et création de tous ceux qui sont nécessaires ;
- Contre les licenciements et la précarité : réemploi et titularisation
de tous les non titulaires ;
- Augmentation générale des salaires (300 euros au moins par mois pour
tous intégrés au salaire) ;
- Retour aux 37,5 annuités pour tous (public - privé), prise en compte
des six meilleurs mois, défense des régimes spéciaux ;
- Abrogation de la loi LRU d’autonomisation et de privatisation dans les
universités ;
- Contre les franchises médicales et la privatisation de la santé ;
- Contre la traque des sans-papiers et les lois anti-immigrés ;
- Contre la répression du mouvement social et notamment des acteurs du
mouvement lycéens contre la loi Fillon qui passent en procès le 22
novembre et le 10 décembre…

L’assemblée générale demande aux syndicats d’appeler, dans l’unité
inter-syndicale et interprofessionnelle à généraliser la grève
reconductible et à proposer une initiative de manifestation nationale
interprofessionnelle avec les parents d’élèves dans la première
quinzaine de décembre et à se retirer des réunions de concertations tant
que le rapport de force ne permettra pas d’arracher de véritables
négociations (sous le contrôle direct des grévistes) et non pas des
réunions pour discuter, à la marge les contre-réformes gouvernementales,
qui ne sont pas négociables.