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Cinq présidents d’université dénoncent les positions de la CPU à Brest

samedi 28 mars 2009

Samedi 28 mars 2009

Cinq présidents d’université, qui ne se sont pas rendus au colloque de la Conférence des présidents d’université (CPU) à Brest, ont dénoncé l’appel de la CPU à la reprise des cours et demandé le retrait des "projets de réforme controversés" du gouvernement, dans un communiqué.

Ces présidents sont Pascal Binczak (Paris-VIII Vincennes), Anne Fraisse (Montpellier III), Bernadette Madeuf (Paris XII-Nanterre), Georges Molinié (Paris-IV), Philippe Rollet (Lille I). Selon Paris-VIII, aucun d’entre eux ne s’est rendu au colloque de Brest.

Dans un texte commun, ils dénoncent la position prise par la CPU jeudi : celle-ci, prenant "acte de l’évolution concrète (...) de tous les sujets à l’origine des mouvements actuels", avait invité à ce que les enseignements reprennent dans les établissements universitaires "perturbés"

Selon les cinq présidents, cette position "n’a été votée qu’à l’unanimité des présidents présents à Brest et n’exprime donc nullement une position unanime de l’ensemble des présidents d’université".

Ils estiment que les ministres Valérie Pécresse (Enseignement supérieur) et Xavier Darcos (Education) "n’ont toujours pas pris la mesure de la situation".

Pour eux, la réforme de la formation, en cours de discussions avec les syndicats, "reste confuse dans l’organisation qu’elle propose pour les concours de recrutement". Ils constatent "que ce projet est maintenu dans des termes et des principes qu’[ils] continuent à rejeter comme nocifs".

Sur le statut des enseignants-chercheurs, la nouvelle version est "loin de satisfaire les attentes des personnels concernés", ajoutent-ils.

"Il est plus que temps de négocier sérieusement en acceptant de traiter globalement une crise qui est globale, ce qui suppose d’abord de retirer, comme nous le demandons depuis plusieurs semaines, les projets de réforme controversés", demandent-ils.

Il y a 83 universités en France.