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Communiqué de presse du 08 février 2010 des enseignants du collège Gabriel Péri à Aubervilliers

lundi 8 février 2010

Communiqué de presse du 08 février 2010

Les enseignants du collège Gabriel Péri d’Aubervilliers se mobilisent
pour un enseignement public de qualité

Le collège Gabriel Péri d’Aubervilliers est en grève depuis le jeudi 3 février 2010. Nous avons rejoint les collègues en lutte de la cité scolaire Henri Wallon d’Aubervilliers. Comme eux, nous faisons la tournée des établissements de notre département afin de construire un mouvement d’action continu. Nos principales revendications sont les suivantes.

L’emploi et le recrutement :
Nous luttons pour le recrutement sur postes de personnels qualifiés en nombre suffisant, seul moyen d’assurer un enseignement de qualité aux élèves de ce quartier défavorisé, et première réponse efficace au climat tendu qui règne actuellement dans notre collège. Nous ne pouvons accepter que les « Equipes Mobiles de Sécurité » soient la seule réponse du gouvernement et du Rectorat aux problèmes de violence quotidiens dans nos établissements.
Nous nous mobilisons contre les 16 000 suppressions de postes d’enseignants à la rentrée prochaine, qui détérioreront encore davantage les conditions de travail des élèves et des personnels. Le seul collège Gabriel Péri, classé ZEP, perd une centaine d’heures d’enseignement, ce qui se traduit par la suppression de 6 postes d’enseignants, la mise en concurrence des projets, la fin de certains dispositifs d’aide aux élèves en grande difficulté.
Nous refusons la précarisation des personnels, le recours abusif à des contractuels de droit privé et à des vacataires. Ce mode de recrutement semble devenir la règle au détriment de vrais postes.

La formation des enseignants :
Nous voulons une véritable formation des nouveaux enseignants. Il est inadmissible que les lauréats des concours de l’Education nationale puissent être employés immédiatement à temps complet (18 heures hebdomadaires) sans formation complémentaire, et que les futurs candidats soient utilisés comme remplaçants sous prétexte de leur faire faire des stages. C’est ce que le Rectorat de Créteil envisage dès l’année prochaine pour faire face aux pénuries de personnels titulaires dans l’Académie. Admirable réponse pour régler le problème posé par la suppression des postes dans une Académie où enseigner est décidément si facile !
Nous exigeons le maintien d’une année de fonctionnaire-stagiaire incluant une véritable formation théorique et pratique tout au long de l’année, encadrée par des professeurs confirmés.

La mesquine logique purement comptable du gouvernement :
Un service public digne de ce nom exigerait que les élèves soient encadrés par un personnel compétent, formé, correctement rémunéré, en nombre suffisant.
La réforme Chatel, avec ses suppressions d’heures et ses déséquilibres patents, s’inscrit, malgré les déclarations d’intention de son auteur, dans cette logique comptable.
Nous n’acceptons pas que la politique éducative du gouvernement soit fondée sur une logique de réduction des dépenses ne tenant pas compte des besoins réels de la population. Attachés, comme des millions de citoyens, aux principes d’égalité et de gratuité sur lesquels repose notre système éducatif, nous refusons la démission sournoise de l’Etat et son abandon programmé de l’enseignement public !

C’est pourquoi nous sommes en grève depuis le jeudi 3 février 2010.
C’est pourquoi nous serons présents avec nos collègues devant la mairie de Saint-Denis le mardi 9 février 2010 à 14h00.

Les enseignants en lutte du collège Gabriel Péri d’Aubervilliers.
gabrielperiengreve@gmail.com