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OCCUPATION DE L’UNIVERSITE DE SAINT DENIS PARIS 8

vendredi 23 novembre 2007

FAC OUVERTE POPULATION EN LUTTE

REUNION DU QUARTIER A LA FAC TOUS LES JOURS A 18 H 30

MANIFESTATION MARDI 27 NOVEMBRE DANS LA VILLE DE ST-DENIS
DÉPART 18H00 Á ST-DENIS UNIVERSITÉ

Quel que soit le rôle que nous jouons dans cette société : en tant que
travailleur, étudiant, chômeur, Rmiste, etc., nous sommes toujours
soumis à un type d’organisation décidé par d’autres, avec lequel nous
composons sans jamais pouvoir nous prononcer sur leur utilité, leur
pertinence etc.
Nous voulons que cela cesse.
Non pas seulement dire à cela : NON ! Mais plutôt opposer à la sottise
caractéristique de notre société la création de nouvelles conditions
d’existence. C’est pour cela que nous avons choisi d’occuper
l’université de Saint Denis.
Le salarié, le lycéen, en vérité, toutes les catégories sociales
connaissent le même sort. Nulle part l’on peut échapper aux directives :
nos représentants pondent des lois où qu’ils se situent : à l’usine,
l’établissement scolaire, à l’ANPE ou aux Allocations Familiales.
A tous moments de notre vie le pouvoir choisit pour nous. NOUS NE
VOULONS PLUS QUE D’AUTRES DECIDENT A NOTRE PLACE. Nous voulons être
maître de notre vie.
C’est pour cela que nous occupons l’Université. Car gérer nos vies passe
par la gestion des espaces que nous côtoyons. Ainsi font les étudiants
de l’université mais aussi les habitants du quartier.
Nous ne partons de rien, et peut-être de pire ! Car dès que l’initiative
échappe aux structures qui nous organisent habituellement, ces
structures perdent de leur utilité et même toute leur raison d’être et
sentant leur pouvoir vaciller, elles s’opposent alors à nous avec une
violence inhabituelle.
C’est pour cela que les présidents d’université ferment les fac ou nous
menacent de le faire comme à Tolbiac et st Denis.
C’est pourquoi les flics ont tabassé les étudiants à Nanterre ce mardi.
C’est pour cela que les CRS encadrent actuellement la Sorbonne et
Tolbiac. Pour que surtout, jamais, l’exemple de l’organisation par la
base puisse être donné et répandu dans toutes les parties de la société.
Mais ceci est bien notre démarche.
Nous ne sommes plus des nécessiteux. Nous ne voulons plus de la
bienveillance de nos dirigeants. Nous avons décidé de nous passer de
l’hypocrite soutien octroyé par ceux qui prétendent vouloir notre bien :
présidents de fac, police, vigiles, assistantes sociales, éducateurs,
qui sont en réalité les pires agents du maintien du désordre.
Nous ne voulons pas nous organiser qu’entre étudiants et anciens
étudiants et faire durer les divisions sociales utiles au maintien de la
société de dépendance. Nous voulons joindre les forces de tous les
dirigés qui en ont marre de l’être pour nous libérer de cette domination.
Si la loi Pécresse nous a réunis dans la lutte, si nous nous sommes tout
de suite joints à celle des cheminots, c’est bien parce que ces deux
luttes se ressemblent : les deux contestent la politique de « 
laissez-faire les gens compétents et écrasez-vous » que préconisent nos
dirigeants qui imaginent avoir la raison de leur côté.
Nous pensons aussi avoir raison. Et nous pensons aussi être plus
nombreux qu’eux. Dans les plus petites manifs, on dépasse toujours le
nombre de députés et législateurs puants qui nous dirigent.
Nous appelons chaque habitant, chaque travailleur de St Denis à nous
rejoindre dans cette démarche. Nous faisons un appel aux capacités de
chacun à s’auto-organiser. Nous ne demandons pas d’aide mais la
participation active de tous les opprimés proches de l’Université de
Saint Denis dans l’organisation de la lutte sur la fac. Pas de soutien,
donc, mais la prise en charge d’un espace de lutte ouvert à tous ceux
qui veulent en finir avec cette société de domination et d’écrasement.
Des occupants de l’Université de Saint Denis

Bienvenue à tous, nous vous attendons, à très bientôt sur l’université