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RESF 93

mardi 22 avril 2008

Une étudiante algérienne exerçant comme enseignante contractuelle dans
un collège de Seine-Saint-Denis et menacée d’expulsion devrait obtenir
un renouvellement de son titre de séjour étudiant suite à un recours
gracieux, a indiqué la préfecture de Seine-Saint-Denis.

Le Réseau Education sans frontières avait lancé une pétition pour que
Fouzia Naidja puisse "continuer ses études et son travail" en France, où
elle suivait des études supérieures depuis 2001. Selon RESF, Mme Naidja
s’était vu notifier le 13 mars 2008 une Obligation de quitter le
territoire (OQTF) après un refus de renouvellement de son titre de
séjour étudiant.

Or, le recours "actuellement en voie d’examen" fera l’objet d’une "issue
favorable" au vu des explications fournies, a précisé à l’AFP la
préfecture. Son titre 2007-2008 "est en cours de fabrication" et sera
renouvelé l’année d’après "si elle s’inscrit en 3e cycle", "ce qu’elle
explique n’avoir pas fait à temps cette année".

L’administration avait jugé l’inscription en première année de licence
informatique de cette étudiante, diplômée de deuxième cycle en biologie,
comme "une régression", et en l’absence de justification, son titre
n’avait pas été renouvelé.

Selon RESF, Mme Naidja a obtenu en 2004 une maîtrise en "biologie des
populations et biologie des écosystèmes", puis un master 2 en agronomie
à l’INRA en 2006. En 2006/2007, elle s’est inscrite en bioinformatique
et biostatistique pour "prendre son temps pour trouver un sujet de thèse
et compléter sa formation dans un domaine incontournable mais dans
lequel elle a beaucoup de retard à rattraper : l’informatique appliquée à
sa discipline", explique RESF.
La jeune femme en poste au collège Joséphine-Baker à Saint-Ouen a été
recrutée fin 2007 par l’Education nationale comme contractuelle pour
enseigner les Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), selon le réseau.
"Tous les moyens sont bons pour faire du chiffre", s’était insurgé RESF,
qui accuse la préfecture et le ministère de l’immigration de "s’arroger
des compétences qu’ils n’ont pas pour apprécier le sérieux des étudiants
ou la cohérence de leur cursus, y compris en bâclant l’examen des
dossiers au mépris des situations humaines".
© 2008 AFP