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Seine-Saint-Denis : il faut des "mesures d’urgence" pour les emplois aidés

mardi 23 juin 2009

Cinq syndicats d’enseignants de la Seine-Saint-Denis ont réclamé mardi des "mesures d’urgence" pour les emplois aidés dont les contrats expirent fin juin, au cours d’une conférence de presse à Bobigny.

Réunies en intersyndicale, les organisations syndicales SNUipp-FSU, Se-Unsa, Sud, Unsen-CGT et Snudi-FO ont tenu à "dénoncer la situation inadmissible des 300 personnes en emplois de vie scolaire (EVS), les auxiliaires de vie scolaire (AVS)", qui vont "se retrouver au chômage" le 30 juin, date de leur fin de contrat.

Le gouvernement doit "trouver des mesures d’urgence" à ces personnels, chargés de l’accompagnement des élèves handicapés à l’école, de l’aide à la direction d’école, qui travaillent dans les écoles en zones sensibles, ont demandé les syndicats, dont une délégation a été reçue en préfecture.

Ce qui passe à court terme par "prolonger les contrats pour permettre la mise en oeuvre de formation donnant accès à un véritable parcours d’insertion professionnelle", avance François Cochain de la FSU.

Mais à terme, l’intersyndicale préconise de pérenniser ces EVS et AVS en les intégrant à la fonction publique parce qu’ils "sont indispensables dans les écoles. Ils exercent de vraies missions professionnelles, qui ne sont pas reconnues, ni dans leur statut, ni dans leur salaire", assure Rodolphe Ciulla de Sud.

Le ministère de l’Education nationale a toujours affirmé pour sa part que ces emplois n’avaient pas vocation à être pérennisés et qu’il avait pour objectif d’embaucher 30.000 autres personnes en situation précaire.

Salariés de droit privé et en contrat à durée déterminée, les EVS, AVS travaillent souvent à temps partiel et gagnent entre 600 et 800 euros par mois. Ils ont débuté pour la plupart en 2006 et entrent dans le cadre du plan Borloo de cohésion sociale.