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CDEN 94 du 3 juillet : déclaration liminaire de SUD éducation et horaires ville par ville
Article publié le 3 juillet 2014

- Rythmes scolaires rentrée septembre 2014 : horaires vile par ville

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Rythmes horaires ville/ville

- Déclaration liminaire de SUD éducation Créteil lors du CDEN du 3 juillet

Mesdames, messieurs,

Difficile de faire une déclaration à ce CDEN. La veille de la tenue de cette instance, nous ne disposons d’aucun document préparatoire.
Nous nous bornerons à rappeler une partie des problèmes posés par cette réforme des rythmes scolaires :
- Raccourcissement de la journée scolaire, mais sans doute allongement du temps de présence de l’enfant à l’école. Et des risques de confusion entre le temps scolaire et le temps périscolaire.
- Problème de financement des activités péri éducatives. La réduction des dotations budgétaires incitera les municipalités soit à les rendre payantes, soit à augmenter les impôts locaux.
- Difficulté de recrutement de personnels qualifiés.
- Utilisation de locaux scolaires –pour activités périscolaires- sur le temps de préparation du travail des enseignants.

Dès les premières semaines de rentrée, le retour du réel risque d’être cruel.
Nous demandons que les prochains CDEN fassent un point complet d’information ville par ville sur cette réforme.

Par ailleurs, nous constatons que si des milliers de parents, d’enseignants et d’élus n’ont pas été entendus à propos des rythmes scolaires, quelques centaines d’intégristes viennent d’obtenir gain de cause à propos des ABCD de l’égalité. Le fameux « plan ambitieux » de Benoit Hamon ne viendra pas masquer cette énième reculade : ce « plan d’action » qui a été annoncé comme une nouveauté ne fait que compiler des choses qui existent déjà, et dont on ne peut que pointer les insuffisances.
Alors que le ministère renonce, le mercredi 25 juin notre syndicat a pris l’initiative avec nos camarades de la FSU, la CGT et la LDH, d’un contre-rassemblement au rectorat de Créteil.
Hier encore, nous étions présents devant le ministère pour dénoncer cette dérobade devant des forces réactionnaires et homophobes, dont chacun se souvient des violences lors des « manif pour tous ». Chacun se souvient de la multiplication des agressions homophobes à cette période.

Nous voulons ici témoigner de la profonde rupture entre la politique de ce gouvernement et les personnels de l’éducation.
SUD EDUCATION 94
3/07/2014