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Carte scolaire : une honte
Article publié le 8 juin 2018

Carte scolaire  : une honte

Les documents de travail pour la carte scolaire de la rentrée 20018 dans le premier degré sont tombés  : c’est visiblement pire qu’en février  ! En plus des décision de février on compte 24 ouvertures contre 48 fermetures en maternelle et 27 ouvertures contre 33 fermetures en élémentaire !

Par exemple pour la seule ville de Créteil, 6 fermetures de classes supplémentaires sont prévues.

Et commence alors la valse des audiences à la direction académique, école par école, organisée par les syndicats qui siègent au CTSD, Snuipp, Fo, UNSA et CGT, pour « défendre toutes les écoles et chacune  ». Oui, défendre les écoles est nécessaire, c’est ce que nous faisons au quotidien, à Sud éducation. Mais nous le faisons dans l’optique d’une lutte collective, générale. Défendre les écoles une par une revient à individualiser la lutte et à lui ôter tout caractère collectif. C’est briser toute volonté d’élargir le combat. C’est rentrer dans le monde macronien du chacun pour soi contre les autres, du « diviser pour mieux régner  ».

Ce n’est pas notre choix de société  !

Nous revendiquons une lutte collective, où toutes les écoles, ensemble, se battent pour obtenir que l’éducation redevienne une priorité dans ce pays. Au niveau départemental, nous participons activement au Collectif Éducation 94, qui se bat, avec les parents, les étudiant-es, les personnels non enseignant, pour que chaque école ait les moyens humains et financiers de fonctionner, dans tous nos quartiers.

Pour rappel, le Collectif organise du 4 au 10 juin une semaine d’actions dans tout le département, avec des opérations écoles/collèges/lycées désert-es, des occupations d’écoles, des diffusions de tracts, …

Que chaque groupe scolaire lutte pour de meilleures conditions de travail est légitime, mais ce sont aux syndicats de redonner un cadre collectif et unifiant. Nous ne voulons pas rentrer dans ce « marché aux postes  » où tout poste « récupéré » après une audience (abandon de la fermeture, ouverture d’une classe) l’aura été au détriment d’une autre école dont le dossier sera moins bien « emballé  ». Où sont l’équité, les seuils d’ouverture, les règles communes, l’égalité du droit à l’Éducation  ?
Car il ne faut pas se mentir  : faire croire que les audiences créent des postes supplémentaires, c’est un pur fantasme dont se nourrissent certains syndicats pour se donner plus d’importance qu’ils n’en ont.

C’est pourquoi nous exigeons un vaste plan d’urgence de recrutement d’enseignant-es, de non-enseignant-es (psychologues scolaires, médecins scolaires, AVS formé-es et titularisé-es, aides à la direction d’écoles, ATSEM, personnels d’entretien,…).
Ce plan pluriannuel permettra aux écoles d’apporter à chaque enfant du département l’attention qui lui est due. Et permettra à chaque enseignant et personnel des écoles de faire son travail dans de meilleures conditions.

Et, au-delà du 94, l’État doit mettre l’argent là où c’est nécessaire, plutôt que de faire des cadeaux fiscaux aux plus riches et aux actionnaires. Ce sont pour toutes ces raisons, que nous appelons les personnels, les parents, les élu-es à se mobiliser les jours du CTSD 94, pour défendre TOUS ENSEMBLE UNE ÉCOLE PUBLIQUE dotée de moyens dignes de ce nom.
Pour marquer notre opposition à cette carte scolaire scandaleuse nous demandons aux syndicats siégeant au CTSD de boycotter la séance du 7 juin.