SUD Education Solidaires SUD Education 94
Membre de l'union académique SUD éducation, de la fédération SUD éducation et de l'union syndicale Solidaires

1er degré | 2nd degré | Agents | Contractuels enseignants | Fiche-analyse | Interprofessionnel | Les luttes | Les représentant-e-s | Stagiaires | Moyens des établissements | Education prioritaire |


Motion d’actualité du Conseil Fédéral de mars 2022
Article publié le 25 mars 2022

Motion d’actualité du Conseil Fédéral de SUD éducation de mars 2022

Le bilan du quinquennat Macron a été désastreux pour l’école : mise en concurrence des établissements, des personnels et des élèves, destruction des examens nationaux, augmentation des inégalités, dégradation des conditions de travail et perte du sens du métier, soutien au privé. Il faut d’ores et déjà se préparer à des attaques néolibérales et autoritaires encore plus fortes, en fonction des résultats aux élections présidentielles, à commencer par la réforme des retraites annoncée par Macron.

Dans le premier degré, les conditions de travail se sont fortement dégradées en classe comme pour les collègues chargé es de direction en raison de la gestion calamiteuse de la crise sanitaire, à cela s’ajoutent les refus toujours plus ⋅ nombreux des temps partiels et mise en disponibilités enchaînant les collègues à leurs conditions de travail et la souffrance qu’elles provoquent. Les dotations horaires aux établissements confirment une nouvelle baisse de moyens dans les établissements scolaires, alors que le gouvernement aura supprimé au cours du quinquennat plus de 8000 postes dans le second degré. Les opérations de Parcoursup se déroulent cette année dans un contexte tendu, et pèsent lourdement sur les conditions de travail et d’étude, et ce, d’autant plus que la sous-dotation permanente des universités accroît la pression à la sélection à l’entrée de l’université.

Dans ce contexte de casse du service public, les mobilisations qui se construisent doivent permettre d’inverser la dynamique, à commencer par les mobilisations des AED et des AESH. L’obtention de la possibilité du CDI pour les AED est une avancée. Néanmoins, elle reste très insuffisante. SUD éducation oeuvre dans le cadre de l’intersyndicale à la construction d’une mobilisation pour gagner des augmentations massives de salaire, l’amélioration des conditions de travail et la reconnaissance d’un statut ouvrant à la titularisation pour les AED.

De même, un an après les premiers appels nationaux à la grève pour les AESH et 3 journées de grève réussies, les conditions de travail et d’emploi des AESH sont devenues un sujet central. Pour amplifier la mobilisation, il faut d’une part construire localement en développant l’auto-organisation des AESH via un matériel spécifique de syndicalisation, d’information et de formation.

Au-delà, SUD éducation se mobilise pour revendiquer des moyens pour une réelle école inclusive. Les conditions d’accueil de tous·tes les élèves à l’École est un enjeu central de notre société.

Cela passe nécessairement par l’articulation des revendications :

le renforcement des moyens alloués aux Écoles, aux établissements scolaires mais aussi aux structures médico-éducatives.
la satisfaction des revendications des AESH (salaire, statut, temps de travail, abandon des PIAL)
Ces enjeux sont centraux dans la prochaine grève nationale des AESH du 5 avril, qui doit être un point d’appui à la construction d’une mobilisation d’ampleur pour les droits des AESH et des moyens pour une école véritablement

inclusive, ce qui représente une opposition radicale aux logiques comptables et réactionnaires du gouvernement actuel et de la pensée d’extrême-droite.

Les inégalités femmes-hommes persistent dans l’Éducation nationale et dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche comme ailleurs. Les inégalités femmes-hommes persistent et ont été renforcée par la crise sanitaire. Dans notre champ professionnel, SUD s’est investi dans la construction de la journée du 8 mars, en lien avec l’union syndicale Solidaires. La grève féministe du 8 mars, bien qu’elle n’ait pas été encore suffisamment suivie, a été portée dans le cadre CGT-FSU SUD éducation et semble maintenant perçue comme largement légitime. Dans de nombreuses villes, des mobilisations ont rassemblé plusieurs centaines de manifestant·es. Il est nécessaire de poursuivre et d’amplifier le mouvement en

dehors des échéances électorales. Cela passe par l’investissement de notre syndicat dans les dates du 17 mai (lutte contre les LGBTIphobies) et du 25 novembre (lutte contre les violences faites aux femmes).

La lutte contre le dérèglement climatique ne peut plus attendre. SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires poursuivra la mobilisation pour le climat et la justice sociale, et travaillera à faire de la question écologique une question centrale dans le mouvement social, en l’articulant avec la nécessité d’une transformation radicale de la société.

L’extrême droite a toujours été et demeure aujourd’hui une ennemie mortelle des travailleur euses. Ses idées les plus ⋅ nauséabondes saturent le débat public et autorisent des entreprises de répression d’organisations défendant l’antiracisme, dont SUD éducation 93 à nouveau menacé de dissolution, auxquelles nous apportons notre soutien. Les idéologies mortifères racistes, antisémites, islamophobes, LGBTQI-phobes, sexistes n’ont pas leur place à l’école. Il faut les faire reculer par tous les moyens. SUD éducation se concentrera donc dans les semaines à venir sur une campagne massive contre l’extrême droite et ses idées, à destination de tous les personnels de l’Éducation nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Au plan international, SUD éducation réitère son soutien à la population vivant en Ukraine, victime d’une guerre sanglante déclenchée par le gouvernement russe, ainsi qu’à la population qui en Russie s’oppose à l’invasion. SUD éducation se joint à l’Union syndicale Solidaires pour exiger de l’agresseur la fin immédiate des hostilités et le retrait des troupes et appelle à la solidarité internationale avec les travailleurs et travailleuses. Les déplacements massifs de population ont jeté sur les routes des centaines de milliers de personnes qui vivent en Ukraine, qui doivent être accueillies et protégé es. En particulier, les enfants qui arriveront en France, qu’ils et ⋅ elles
viennent d’Ukraine ou d’ailleurs, doivent être scolarisé es, les étudiant·es devront pouvoir s’inscrire dans les ⋅ universités pour poursuivre leurs études. Les nombreuses déclarations gouvernementales au sujet de l’accueil démontrent que l’accueil des exilé es est bien une question de volonté politique, et non de capacité d’accueil. SUD ⋅ réaffirme la liberté d’installation et de circulation pour toutes et tous, quel que soit le statut auquel ils et elles sont assigné es, et la nécessité d’un accueil inconditionnel. ⋅