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Pour faire face, faisons front : marche du 26 septembre ensemble contre l’oubli, pour la jeunesse et l’éducation ! par Le Collectif Christine Renon
Article publié le 21 septembre 2020

Pour faire face, faisons front : marche du 26 septembre ensemble contre l’oubli, pour la jeunesse et l’éducation ! Le Collectif Christine Renon

Il y a un an, Christine Renon, enseignante à Pantin, se suicidait sur son lieu de travail.

Dans une lettre accablante, elle dressait un constat dramatique de la charge qui pèse sur les épaules des directrices et directeurs d’école, quand les réformes s’empilent et que les moyens s’amoindrissent. Elle soulignait également le désarroi des familles, et leur colère.

Dans d’autres villes du 93 cette année, d’autres drames dans la communauté éducative : Kewi, 15 ans, assassiné en marge d’un cours de sport et Djadje, 19 ans, tous deux scolarisés au lycée d’Alembert à Aubervilliers.
Les enseignants de cet établissement relatent aussi les agressions, les séquestrations et les intimidations armées sur leurs élèves, mais aussi cette école qui n’est plus ni un rêve, ni un sanctuaire, ni une échappée pour les jeunes de Seine-Saint-Denis. Depuis, silence, ou presque. Elèves, parents, enseignants, souffrent, et personne ne répond.

Il ne s’agit pas simplement d’une problématique de « sécurité publique » ou de détresse personnelle, comme cela a pu être dit. Il ne s’agit pas non plus de saupoudrer de quelques millions nos services publics. Il s’agit d’un département, la Seine-Saint-Denis, jeune, peuplé, dynamique, mais aussi le plus pauvre de France métropolitaine. En regard, un service public de l’éducation exsangue, loin d’être à la hauteur de l’enjeu, du chagrin, de l’espérance.
Rappelons cette injustice folle : « Le moins bien doté des établissements parisiens est mieux doté que le plus doté des établissements de la Seine-Saint-Denis ». Ce climat s’est encore aggravé avec la crise sanitaire que nous traversons. Nous avons entendu les promesses pour enfin lutter contre les inégalités à l’école, en particulier dans le 93. Depuis, rien n’est venu. Dans nos écoles, pour les équipes éducatives et pour les élèves, rien n’a changé.
La situation sociale et économique des familles s’est même dangereusement détériorée dans le département.
Ici, on peut mourir dans l’indifférence.
Ici, nous marcherons pour réclamer d’être entendus, comme tous les citoyens du territoire.
Ici, nous réclamons une école publique sereine, attractive, émancipatrice, pour les enfants, leurs parents et leurs enseignants.
Marchons ensemble le 26 septembre 2020, contre l’oubli, pour la jeunesse et l’éducation.

Le Collectif Christine Renon
Mail : collectif.pantin@gmail.com