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mardi 1er décembre
Grève-mobilisation des AED

Pourquoi se syndiquer à SUD Éducation
Article publié le 5 octobre 2009

* Parce qu’il est urgent d’entrer en résistance face à ce gouvernement qui n’a qu’un but : détruire les droits, les garanties collectives des travailleurs (Sécu, Retraites par répartition, droit de grève, Code du Travail) et les services publics, notamment l’Éducation.

* Parce que SUD Éducation soutient les luttes des personnels et travaille à leur développement. Par exemple ces dernières années, contre les suppressions de postes, la réforme Darcos du
Lycée et la réforme de la formation de 2009, qui visent à précariser l’ensemble de la profession. Pour défendre les réseaux d’aide aux élèves en difficulté (RASED), pour refuser les 60h d’aide dite individualisée et développer une solidarité notamment financière avec les
collègues désobéisseurs…

* Parce que pour SUD Éducation les luttes appartiennent à celles et ceux qui les mènent. Le syndicat doit être un instrument pour aider les collègues à s’organiser et à se battre.
Mais les décisions doivent appartenir aux assemblées générales de salariés en lutte. L’unité intersyndicale est utile si elle sert à développer la lutte.

* Parce que SUD Éducation n’entend pas se limiter à la défense de l’existant mais revendique une transformation du service public d’Éducation, dans l’intérêt des personnels et des élèves notamment des milieux populaires, avec la perspective d’une autre École.

* Parce que SUD Éducation c’est un même syndicat pour les salariéEs de toute l’Éducation : premier degré (écoles), second degré (collèges, lycées), personnels ouvriers, administratifs, enseignants et d’éducation (AED, AVS…) pour éviter la division entre catégories et être plus fort tous ensemble.

* Parce que SUD Éducation a acquis grâce au vote des personnels une représentativité qui
nous permet d’agir dans leur intérêt (dépôt de préavis de grève, audience avec l’administration…) et d’intervenir avec nos élus, notamment lors des commissions paritaires (carrières, affectations…) sur les questions collectives et les dossiers individuels.

* Parce que SUD Éducation appartient à l’Union Syndicale interprofessionnelle SOLIDAIRES. Les travailleurs de l’éducation sont en lien avec les cheminots, les postiers, les personnels hospitaliers et les salariés du secteur privé. C’est ensemble, en travaillant à construire la grève générale, que nous gagnerons pour l’ensemble du monde du travail.

* Parce que SUD Éducation et les syndicats SUD/SOLIDAIRES luttent à la fois pour les revendications immédiates des collègues (salaires, conditions de travail, protection sociale, etc.) mais aussi pour une autre société que celle régie par le capitalisme qui impose l’inégalité dans la répartition des richesses et une précarité grandissante.

Parce que les destructions des droits, les inégalités, la précarité, ne sont pas des fatalités,
renforcez le syndicalisme de lutte, adhérez à SUD Éducation !

Formation des enseignants, chronique d’un recul annoncé pour toute la profession
Une circulaire parue fin août organise les stages lors des Masters1 et 2 pour un maximum de 108 heures. Dès cette année c’est en M1 et M2 une 1/2 journée en moins pour les étudiants qui préparent les concours particulièrement sélectifs vu les postes offerts.

Le second stage "en responsabilité" destiné aux étudiants de M2 doit être rémunéré (34,30 euros brut de l’heure)… C’est là aussi trop de générosité ! Le nouveau professeur-stagiaire avec concours et Master en poche, connaîtra des conditions d’exercice
plus difficiles qu’aujourd’hui : une journée de décharge par semaine pour le premier degré, et six heures de décharge seulement dans le second degré... contre douze aujourd’hui !
Plus grave à court terme, en maintenant le concours en début de 2eme année de master (M2) on va créer un vivier de collés au concours mais titulaires du master enseignement et uniquement employables comme contractuels par les Rectorats et les IA. À la 1ere "opportunité" politique ce mode de recrutement pourrait se substituer au concours et aux garanties statutaires… comme ce fut le cas à la Poste ou à France Télécom…

Les grandes fédérations syndicales de l’Éducation portent une énorme responsabilité dans ce nouveau recul. Elles ont en effet, entre février et mai 2009, refusé d’organiser la convergence des personnels du 1er et du 2nd degré avec le supérieur alors massivement mobilisé avec les étudiants notamment contre ce projet dit de "mastérisation".

Comment ne pas interpréter l’abstention de certains syndicats lors du vote en Comité Technique Paritaire Ministériel (CTPM) sur les projets de décrets, comme un blanc seing donné au gouvernement ?

SUD, qui avait alors voté contre reste disponible pour reprendre la lutte aux côtés de ceux qui le veulent. Car, derrière ces réformes sectorielles, il y a une politique cohérente qui vise au-delà de leur objectif prioritaire de suppression de 80 000 postes à introduire dans l’Éducation les critères de l’économie libérale (mise en concurrence des personnels, des établissements, etc.) et à détruire les garanties statutaires.

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Tract syndicalisation 2009