Contre la dégradation du service public d’éducation, pour un printemps de luttes !

Lecornu signe et persiste, il y aura bien 4000 postes d’enseignant·es supprimés à la rentrée 2026.

Les suppressions de postes actées dans le budget 2026 ont d'ores et déjà des conséquences désastreuses dans le second degré : dans les établissements, les dotations horaires sont en baisse et la saignée atteint parfois la centaine d'heures.

Ces suppressions entraînent irrémédiablement une détérioration du service public d’éducation pour les élèves : suppression des demi-groupes, de spécialités ou d’options, augmentation des effectifs par classe… Les personnels voient également leurs conditions de travail se dégrader.

Dans le premier degré, les opérations de carte scolaire ont été retardées par les élections municipales mais ce sont des milliers de fermetures de classes qui vont bientôt être annoncées dans les écoles. Le nombre d’élèves par classe sera encore trop important à la rentrée 2026 alors que le ministre aurait pu profiter de la relative baisse démographique pour réduire les effectifs et améliorer les conditions d’exercice et d’apprentissage. SUD éducation milite pour des seuils à 25 élèves en lycée général et technologique, 20 dans les écoles, collèges et lycées professionnels, 20 et 16 en éducation prioritaire.

Dans certaines académies, la baisse démographique est un leurre et le gouvernement profite de cet argument pour faire des économies sur l’école. SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à se réunir en heures d’information syndicale et en assemblée générale pour construire une mobilisation solide contre la casse du service public d’éducation. Des établissements sont déjà en grève.

Pour l'académie de Créteil, la rentrée 2026 marque un tournant historique. Elle subit de plein fouet les restrictions nationales.

Le ministère a acté la suppression de 138 postes de professeur.es des écoles pour l'ensemble de l'académie de Créteil à la rentrée 2026.

Pour la rentrée 2026, l'académie de Créteil doit également faire face à une baisse de la DHG (Dotation Horaire Globale). À l'échelle de l'académie, la baisse de la DHG pour le second degré se traduit par une perte estimée à environ 3 500 à 4 200 heures hebdomadaires par rapport à la rentrée 2025. En Seine-Saint-Denis, malgré un statut prioritaire, le "93" perd environ 1 800 heures de dotation globale. Dans le Val-de-Marne la baisse est d'environ 1 200 heures. Il y a une dégradation du taux d'encadrement dans les collèges "hors éducation prioritaire". La Seine-et-Marne (77) est le département le "moins" impacté en volume (-900 heures environ),

Plusieurs collèges du 93 et du 94 voient donc leur nombre d'heures d'enseignement diminuer, ce qui conduit à la suppression de postes de titulaires et au non-renouvellement de contractuel.les. Dans les lycées les moyens par élève stagnent, provoquant des fermetures d'options ou des classes plus chargées à 35 élèves. L'académie de Créteil affiche des taux d'encadrement parmi les plus élevés de France dans le second degré. En collège, la moyenne se situe autour de 25,4 élèves par classe. Mais dans certains établissements du 94 et du 77, il n'est pas rare de voir des classes de 6ème ou de 3ème atteindre 28 à 30 élèves, hors dispositifs spécifiques. Le Lycée Général et Technologique est le point noir. La moyenne académique frôle les 30,2 élèves par classe. En classe de Première et Terminale, les effectifs montent fréquemment à 35 élèves dans les matières de tronc commun.

Avec l'intersyndicale de l'éducation (FSU-Unsa-CFDT-CGT), SUD éducation appelle à amplifier la mobilisation au cours de la semaine du 30 mars au 3 avril avec un temps fort de grève le mardi 31 mars !

Généralisons et amplifions le mouvement pour une meilleure école et une meilleure société. Pas d’économies sur les services publics, pas d’économies sur nos vies.