LE 12 MAI, MANIFESTONS CONTRE LES FRAIS DISCRIMINATOIRES IMPOSÉS AUX ÉTUDIANT·ES ÉTRANGER·ES !
Le Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, tente aujourd'hui de mettre fin par décret aux possibilités d’exonération de frais d'inscription pour la majorité des étudiant·es étrangers extracommunautaires.
Cette décision revient à augmenter très fortement les droits d'inscription pour ces étudiant·es.
Face à cette nouvelle attaque raciste et xénophobe, pour l'égalité des droits entre étudiant·es, manifestons le 12 mai ! Départ de Jussieu vers le ministère.
L'AG qui s'est tenue hier mardi 5 mai au campus centre de l'UPEC a rassemblé 34 personnes et a décidé d'une manifestation à Créteil, de l'Université au Rectorat, le 19 mai.
Nos expressions sur cette lutte :
- Le communiqué intersyndical national du 30 avril 2026.
https://www.sudeducation.org/communiques/communique-intersyndical-esr-droits-dinscription-a-2900e-et-3900e-imposes-a-tous-lesetudiant%C2%B7es-extracommunautaires-cest-non/ (https://www.sudeducation.org/communiques/communique-intersyndical-esr-droitsdinscription-a-2900e-et-3900e-imposes-a-tous-les-etudiant%C2%B7es-extracommunautaires-cest-non/)
- Ci-dessous le communiqué RUSF de l'UPEC du 3 mai 2026 ainsi que le communiqué intersyndical SUD-CGT-RUSF de l'UPEC du 22 avril
Communiqué intersyndical SUD-CGT-RUSF de l'UPEC du 22 avril
Bonjour,
Nous venons d'apprendre par voie médiatique la volonté du gouvernement de limiter, par université, à 10% des étudiant.es extracommunautaires les exonérations de frais d'inscription (qui vont de 2895€ par année de licence à 3941€ par année de master).
Cette nouvelle est une catastrophe, humanitaire, sociale, politique.
Pour nous, qui traitons beaucoup de ces dossiers vitaux, pour des étudiant.es déjà démuni.es, sans possibilité de travailler légalement depuis la circulaire Retailleau, parfois incapables de manger à leur faim, parfois dans la nécessité de dormir à la rue, il est évident que ce projet s'inscrit dans une surenchère politique raciste nauséabonde. Les économies réalisées ne sont qu'un prétexte, aucunement convaincant, pour préparer une campagne axée sur le rejet de l'autre ; pire, sur la ségrégation et la mise à genoux économique d'une partie de la population, qui étudie, qui travaille, et qui ne s'en sort pas.
La limitation à 10% des possibilités d'exonération de ces frais discriminatoires empirerait une situation qui est en réalité déjà
catastrophique.
Des centaines voire des milliers d'étudiants se voient déjà contraints d'arrêter leurs études, ou de les mener dans des conditions indignes.
Nous appelons toute la communauté universitaire à se mobiliser pour empêcher cette décision de préférence nationale de s'appliquer.
Nous appellerons très vite, passée l'intersyndicale nationale, à une réunion en visio pour décider, démocratiquement, avec les étudiant.es concerné.es, du combat à mener.
Nous appelons tout le monde à se mettre en mouvement pour exiger purement et simplement la fin des frais différenciés, qui ne sont qu'une politique de préférence nationale.
CGT UPEC - RUSF UPEC - SUD EDUCATION UPEC

